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Copilot : au-delà de la technologie
L’intégration de l’intelligence artificielle générative dans les environnements de travail n’est plus un projet futuriste. Elle est désormais une réalité stratégique. Pourtant, l’écart demeure immense entre déployer Copilot et en retirer une vraie valeur d’affaires.
Trop souvent, on déploie Copilot en distribuant des licences à tout un chacun pour constater huit mois plus tard que presque personne ne l’utilise au quotidien. Le diagnostic est simple : les équipes n’ont pas été accompagnées, aucun changement d’habitudes n’a été encouragé avec comme résultat que Copilot est perçu comme « juste un autre outil TI » plutôt qu’un levier de productivité et de transformation.
L’adoption de Copilot n’échoue pas pour des raisons technologiques. Elle échoue parce qu’on sous-estime le changement humain qu’elle implique.
Copilot n’est pas un outil de plus à maîtriser, car il modifie fondamentalement la manière même dont on accomplit le travail. On ne l’utilise pas comme un logiciel traditionnel, on collabore avec lui. Pour ce faire, les employés doivent progressivement adopter une nouvelle séquence de travail. Par exemple :
• Commencer sa journée en demandant à Copilot un résumé des priorités.
• Faire rédiger un premier jet d’un courriel ou d’une présentation.
• Demander une synthèse des documents ou d’échanges internes.
• Laisser Copilot analyser les données et proposer des pistes d’action.
Sans accompagnement structuré pour être amené à penser autrement, les employés ne changent pas leurs réflexes. Ils continuent à faire les choses comme avant et l’investissement restera sous-exploité.
L’erreur fondamentale est de croire que l’adoption est automatique
Plusieurs organisations déploient Copilot comme n’importe quel logiciel traditionnel. On achète des licences, on les active dans Microsoft 365, on communique la nouvelle à l’interne en fournissant quelques vidéos de formation. Et puis, plus rien. Les usages ne décollent pas.
Ce n’est pas Copilot qui transforme l’organisation. Ce sont les équipes qui apprennent à l’utiliser.
Fondamentalement, Copilot exige un changement de comportement motivé par une approche différente en matière de recherche d’information.
Les trois phases d’une adoption réussie
Pour qu’une organisation retire rapidement et de façon durable de la valeur de Copilot, l’accompagnement doit être structuré. C’est précisément l’objectif des ateliers de vision et preuve de concept (Envisioning & proof of concept) financés par Microsoft et livrés par des experts Copilot, tels que ceux d’ITI.
Phase 1 → Analyse et compréhension du contexte
Avant toute formation, l’organisation doit comprendre où se trouvent ses données, comment ses équipes collaborent réellement, quels processus sont répétitifs, coûteux ou lents, et quels départements ont le plus à gagner.
Cette phase inclut la révision de la maturité numérique, l’identification des usages prioritaires, la sélection des premières équipes pilotes et la préparation du plan de communication interne. Pour approfondir ces aspects, consultez notre article Pas de Copilot sans pilote publié précédemment.
Sans cet alignement, les formations deviennent génériques et n’auront pas d’impact.
Phase 2 → Ateliers et développement d’un cas concret
On ne peut pas se contenter de démontrer Copilot. On doit l’utiliser sur les documents, les données et les processus réels de l’organisation. Que du concret, ni plus, ni moins. Pour ce faire on développe une preuve de concept pour un cas d’utilisation stratégique typique. Par exemple, la préparation de sommaires de rencontres, l’analyse de contrats, le recrutement, etc.
Ensuite on prépare un plan d’adoption par département qui présente un mode d’emploi clair pour les utilisateurs. L’objectif de ces ateliers est de prouver la valeur dans le quotidien, pas dans une simple présentation.
Phase 3 → Coaching et montée en puissance
C’est ici que la transformation s’opère réellement par un accompagnement stratégique des gestionnaires via des sessions pratiques de simulations où l’on se permet de demander n’importe quoi et de n’importe quelle façon à Copilot. Cette approche permet de trouver ses marques et de développer les bonnes pratiques en matière de rédaction de requêtes.
En suivant l’évolution des usages et en mesurant les gains opérationnels, on verra rapidement les bénéfices qui nous convaincront de ne plus retomber dans l’ancien mode de travail et ses vieilles façons de faire. Cette phase permet aussi de mettre la table pour la prochaine étape : l’automatisation.
Déployez vos agents Copilot et automatisez pour des gains additionnels
Une fois les équipes familières avec Copilot, l’organisation peut aller plus loin en déployant des agents capables d’automatiser des tâches complexes. Par exemple, un agent qui répond aux questions fréquentes avant d’ouvrir un billet de demande de support. Cela peut aussi être un agent qui trie et filtre des centaines de CV selon des critères définis. Pour d’autres exemples de mises en application, vous pouvez consulter nos études de cas.
Ces automatisations ne nécessitent pas de développement logiciel lourd. Elles reposent sur les données, les règles d’affaires et les procédures déjà existantes. Copilot devient alors un assistant personnel ET un assistant d’équipe ET un automate intelligent.
La valeur de Copilot n’apparaît que lorsque l’usage devient un réflexe. Sans adoption, l’investissement reste invisible.
Le succès ne viendra pas de la quantité de licences achetées. Il viendra de la capacité à implanter de nouveaux réflexes de travail, soutenus par un plan d’adoption réfléchi et une démarche progressive. Ceux qui investissent dans l’accompagnement prennent une longueur d’avance alors que ceux qui se contentent d’activer l’outil risquent de passer à côté de la véritable transformation.